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Retour sur le nouvel album de Florence and the Machine : “Dance Fever”

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Florence and the Machine est un groupe de rock indépendant britannique, originaire de Londres, en Angleterre. Formé en 2007, il a été fondé par la chanteuse Florence Welch et la claviériste Isabella Summers, accompagnées d’autres musiciens.

Dance Fever est sorti le vendredi 13 mai dernier : plusieurs thèmes sont abordés, comme les diables et les anges, la vie et la mort, mais aussi la maternité. Ce sont les paroles les plus personnelles de la chanteuse depuis le début de sa carrière, dit-elle dans une interview consacrée à la sortie de son album. “Every song I wrote became an escape rope tied around my neck to pull me up to heaven”, dit-elle à la fin de “Heaven Is Here”.

“King” est le morceau d’ouverture de l’album. Elle y questionne les limites de son ambition, l’inutilité de l’art, la possibilité de construire une version de la maternité qui s’inscrirait dans sa propre idéologie. “I am no mother, I am no bride, I am king,”  La contradiction de Florence à l’égard de la maternité est le thème central de la chanson. “J’ai l’impression que d’avoir un enfant et de laisser entrer cette quantité d’amour… j’ai passé ma vie à essayer de fuir ces sentiments accablants”, a-t-elle déclaré dans une interview pour Vogue.

Dans une interview, la chanteuse avait expliqué avoir lu un article sur la “choreomania” avant la pandémie,”dancing plague” de l’Europe médiévale, dans lequel des hordes de personnes s’agitaient et se contractaient jusqu’à l’épuisement, la blessure ou la mort.

La chanteuse étant elle-même atteinte de dysmétrie (terme médical désignant une exécution des mouvements sans mesure dans le temps et dans l’espace, avec un mouvement trop long ou trop court dans son orientation.) est devenue obsédée par ce concept. Elle a conçu son cinquième album, Dance Fever, comme une ” fable où l’on se méfie de ce que l’on souhaite “, a-t-elle déclaré au New York Times. Dans la section de mots parlés qui ouvre “Choreomania”, elle parle d’une crise d’angoisse : “I am freaking out in the middle of the street with the complete conviction of someone who has never had anything actually really bad happen to them; Is this how it’s always been,” se questionne-t-elle, “to exist in the face of suffering and death, and somehow still keep singing?”

Ce nouvel album très attendu est fidèle au style d’écriture et musicale de la chanteuse et du groupe. Florence pose ses questions, lorsqu’elle est témoin de la terreur et de l’absurdité, s’émerveillant de sa propre capacité à s’en sortir.

Charlotte Athlan-Clavreuil

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